Virus de la bronchiolite

Écrit par les experts Ooreka

 

Le principal virus responsable de la bronchiolite est le virus respiratoire syncitial (VRS), même si d'autres virus peuvent provoquer une bronchiolite chez le jeune enfant :

  • Human bocavirus (HBoV) ;
  • Metapneumovirus (hMPV) ;
  • Adénovirus ;
  • Virus influenzæ ;
  • Virus parainfluenzæ ;
  • Rhinovirus.

Bon à savoir : Le VRS est un pneumovirus de la famille des Paramyxoviridæ, comprenant deux sérotypes (variétés antigéniques de virus), appelés A et B.

Réaction de l'organisme face au VRS

Le VRS infecte les cellules épithéliales (= qui isolent l'intérieur du corps des poussières et des microbes néfastes) du rhinopharynx et provoque le plus souvent des maladies des voies aériennes supérieures(rhume, rhinite, rhinopharyngite) ou des voies aériennes inférieures (pneumonie, bronchiolite, trachéobronchite).

Les signes cliniques les plus fréquents sont :

  • le nez qui coule ;
  • des éternuements ;
  • une toux ;
  • une pharyngite ;
  • une bronchite ;
  • des maux de tête ;
  • de la fatigue ;
  • de la fièvre ;
  • dans certains cas, une otite.

Après une première infection par le VRS, l'organisme n'est que partiellement immunisé. À 2 ans, 95 % des enfants ont des anticorps anti-VRS, mais ils peuvent faire plusieurs bronchiolites au cours des trois premières années de leur vie. Chez les enfants plus âgés et les adultes, les symptômes sont moins importants et il n'existe pas de forme sévère.

À noter : Les anticorps maternels transmis par le lait ne suffisent pas à la protection des nourrissons.

Épidémiologie du VRS

Le VRS est présent dans le monde entier et constitue la principale cause de bronchiolite et de pneumonie chez le nourrisson. Le VRS est également un agent d'infections nosocomiales.

Presque tous les enfants sont infectés avant l'âge de 2 ans, avec des infections souvent répétées (jusqu'à 5 à 6 fois par an).

L'infection à VRS est saisonnière, provoquant des épidémies annuelles :

  • de l'automne au début du printemps dans les pays de l'hémisphère nord ;
  • pendant la saison des pluies dans les régions tropicales et subtropicales.

Le VRS est un virus très contagieux. La dose infectante est de 100 à 600 particules virales en cas d'administration par voie nasale.

Conditions de survie du VRS

Le VRS est sensible aux détergents et à de nombreux désinfectants comme l'hypochlorite de sodium (présent dans l'eau de Javel ou le Dakin) et l'éthanol à 70 %.

Le VRS ne supporte pas la chaleur (il est détruit par une température supérieure à 55°C pendant 5 minutes), ni les cycles de congélation/décongélation, ni les milieux acides (pH inférieur à 7).

Le VRS est peu résistant dans l'environnement, notamment aux variations de température et à la sécheresse.

Le VRS peut survivre de 3 à 30 heures à température ambiante sur des surfaces non poreuses. Il résiste 30 minutes sur la peau et jusqu'à 7 heures sur les objets (jouets, stéthoscope, biberon).

Les populations les plus fragiles face au VRS

Si le VRS reste très contagieux, l'infection par le virus est le plus souvent bénigne. On compte parmi les catégories de population considérées comme particulièrement à risque les personnes fortement exposées notamment dans leurs activités professionnelles comme le personnel de soins surtout en pédiatrie, les kinésithérapeutes, le personnel de la petite enfance.

Une attention toute particulière est également portée aux sujets susceptibles de développer une forme grave de bronchiolite :

  • les enfants prématurés ;
  • les enfants porteurs d'une maladie cardiaque ;
  • les nourrissons de moins de 3 mois ;
  • les adultes atteints de BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), d'asthme ou d'une insuffisance cardiaque et/ou respiratoire ;
  • les sujets immunodéprimés.

Bon à savoir : L'infection par le VRS ne présente pas de risque particulier chez la femme enceinte.

Les risques professionnels liés au VRS

Pour les professionnels de la santé et de la petite enfance,le risque d'infection par le VRS est majeur en période épidémique. Des règles sont édictées en milieu professionnel par rapport à ce risque. Pour autant, la prophylaxie chez l'adulte n'est cependant pas recommandée.

Une personne est considérée comme exposée au VRS si elle est entrée en contact direct et rapproché avec une personne atteinte d'une infection par le VRS depuis moins de 3 semaines. L'exposition au VRS peut survenir au cours d'un soin ou du mouchage d'un enfant atteint, ou encore par la manipulation d'objets contaminés.

Dans les services de soins, la transmission est fréquente. De nombreux soignants sont ainsi porteurs du virus, même si ils ne présentent aucun symptôme.

À noter : L'infection par le VRS ne fait pas partie des maladies à déclaration obligatoire, ni du registre des maladies professionnelles.

Que faire en cas d'exposition en milieu professionnel au VRS ?

Face à la découverte d'un nouveau cas d'infection par le VRS en milieu professionnel, il faut isoler le patient infecté et identifier les personnes potentiellement exposées.

L'exposition en milieu professionnel au VRS est sans gravité, mais il demeure important d'évaluer le risque de transmission secondaire :

  • À des sujets à risque de développer une forme sévère. Si la personne exposée a un sujet à risque dans son entourage proche, il est recommandé d'éviter les contacts rapprochés pendant une semaine (période d'incubation).
  • À des populations pouvant servir de vecteurs de transmission. Un sujet exposé dans un service de soin peut propager l'épidémie dans un autre service de soin (maternité, gériatrie, pneumologie, pédiatrie) ou dans des collectivités (maisons de retraite, crèches).

Les mesures générales d'hygiène comme la désinfection systématique des mains, ou le nettoyage des objets et des surfaces sont fondamentales pour limiter les risques de transmission.


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